STEPHANE MAUPIN & Partners / PORT-RE

« Comme j’aimais bien dessiner des bestioles, le métier le plus le plus rentable qui me permettait d’en dessiner était encore l’architecture. »

Stéphane Maupin, qui nous raconte l’histoire de sa vocation, est architecte et enseigne le projet d’architecture à L’ENSA Paris Val de Seine.

Sans concessions, son discours comme ses projets à l’identité marquée tendent à sortir des sentiers battus, se nourrissent d’inspirations contradictoires et invitent souvent à la controverse.

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L’agence s’est fait connaître par des réalisations et des propositions inattendues sur plusieurs concours, notamment le Musée Pompidou de Metz.

Quand Mies.FR lui demande si le concours constitue pour lui un moyen d’expression à part entière, Stéphane nous explique les effets pervers d’un système censé promouvoir l’innovation et l’excellence, et incidemment un choix juste et objectif.

« Le concours devrait donner à chacun l’obligation de donner le meilleur de soi, la plus belle réponse possible, mais aujourd’hui c ‘est pas ça, c’est plutôt la réponse la plus moyenne possible. Donc il y a une stratégie de concours qui consiste à faire des choses assez quelconques, ce qui n’est pas le cas de l’agence [….] mais évidemment ça rapporte pas beaucoup parce-qu’on est pas souvent invités.»

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Quand nécessairement nous en venons aux défis qu’ont à relever les jeunes architectes aujourd’hui en France, Stéphane se veut plus encourageant … :

« Mais qu’ils crèvent, qu’ils crèvent tous ! (rire) Y a pas de défi, les jeunes sont plutôt attendus, C’est assez étrange d’ailleurs… C’était pas le cas de ma génération, nous on est vraiment sous une chape de plomb de la génération qui est au dessus [….] On s’aperçoit que les hommes politiques sont un peu de la même génération et sont en place.

Alors je sais pas si c’est pour se donner bonne conscience, mais en tout cas ils font systématiquement appel à des générations plus jeunes, qui sortent de l’école »

Il y a un fossé générationnel et ça tombe bien parce que de toute façon ça vient pour les jeunes qui sortent de l’école, alors maudit jeunes ! »

Bref, une interview au vitriol à ne pas manquer ! 

                                                                                       

                                                                                                        Article Matthieu Bordreuil

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